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Aurélien Debacq
Co-fondateur d'ALLOHOUSTON
Chaque année, nous prenons le temps de nous retrouver tous ensemble pour faire un pas de côté. Cette fois-ci, c’est à Marseille que les 13 membres de l’équipe se sont réunis pendant trois jours.
Trois jours loin de Paris pour sortir du quotidien, prendre du recul sur ce que l’on fait, ce qui fonctionne, ce que l’on veut améliorer et la manière dont on veut continuer à travailler ensemble.
Au-delà des traditionnelles activités de team-building, nous avons travaillé trois sujets de fond dont nous vous parlons ici.
Rituels d’équipe : de la rigueur là où la qualité se joue
Nous sommes revenus en détail sur notre manière de travailler au quotidien, du cadrage des projets jusqu’à la mise en production. La qualité d’un produit ne dépend pas d’un moment précis, mais de l’ensemble des rituels qui structurent un projet dans la durée. Nous avons clarifié notre façon de lancer les projets avec des étapes plus lisibles, d’augmenter le niveau de détail quand c’est nécessaire, d’identifier en amont les zones de complexité, et de mieux faire circuler l’information entre design, technique et métier. Nous avons aussi remis de l’attention sur les temps de partage, de démonstration et de bilan, pour éviter les surprises et garder tout le monde aligné. L’objectif n’est pas d’ajouter des contraintes, mais de rendre les projets plus fluides, plus lisibles et plus fiables. Nous avons également insisté sur la transmission continue — onboarding, documentation, montée en compétence — pour que chacun puisse intervenir avec plus d’autonomie et de sérénité tout au long d'un projet.
IA : un accélérateur, mais pas un pilote automatique
Nous avons ensuite pris du recul sur la place de l’IA dans notre quotidien : elle fait désormais partie de nos outils, mais elle ne doit pas devenir un réflexe automatique. Nous avons posé un cadre simple : utiliser l’IA pour aller plus vite sur ce que l’on maîtrise déjà, pour explorer, documenter, tester des idées, mais ne pas lui déléguer les décisions importantes ni les choix métier.
Nous avons aussi partagé nos points de vigilance : ne pas utiliser des outils trop puissants pour des tâches simples, garder une bonne compréhension de ce que l’on produit, éviter la perte de sens ou le sentiment de “faire sans comprendre”, et rester attentifs à l’impact sur la confiance des équipes.
L’IA doit rester un outil au service de nos méthodes et de notre exigence. Elle peut nous aider à mieux travailler, mais elle ne remplace ni l’expérience, ni le jugement, ni la responsabilité humaine. Nous la voyons comme un levier pour renforcer nos bonnes pratiques, pas comme un raccourci.
Maintenance et qualité dans le temps : penser l’après dès le départ
Enfin, nous avons remis au centre un sujet essentiel : la vie des produits après leur mise en production. Un projet ne s’arrête pas le jour où il est livré, c’est à ce moment-là qu’il commence réellement à vivre. Nous avons donc clarifié notre organisation pour mieux suivre les retours, prioriser les demandes et distinguer ce qui relève de la correction immédiate, de l’amélioration continue ou des évolutions plus importantes. Nous renforçons aussi les temps de suivi avec les équipes et les clients, avec des bilans réguliers, des points sur l’usage réel des outils et des ajustements de la feuille de route dans le temps.
L’idée est d’assurer des produits fiables, évolutifs et utiles sur la durée, tout en gardant une relation de proximité avec ceux qui les utilisent. Ce travail nous permet de garantir un accompagnement dans le temps, au-delà de la simple livraison.
Au final, ces trois jours à Marseille nous ont permis de nous réaligner sur l’essentiel : continuer à construire des produits utiles, bien faits et durables, avec des méthodes solides, des outils utilisés avec discernement et une attention constante à la qualité dans le temps.